| Photographies Biographie Exposition : Photographies 1980/2002 |
| exposition : mars 2007 |
9 mars - 16 avril 2005 |
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Manuela Marques
photographie couleur, 65 x 65 cm |
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| La galerie Anne Barrault présente la deuxième exposition personnelle de Manuela Marques : un ensemble de photographies et de vidéos. Quels que soient les choses, personnes ou objets dune photographie, par-delà les effets de réel prodigués par celle-ci, nul ne conteste leffet de présence des éléments restitués. Sans jouer dun paradoxe facile, il semble que ces deux effets ne coïncident cependant pas toujours, car si une forte impression de réalité entraîne nécessairement une présence, toute présence nimplique pas en retour un ancrage dans un référent, un renvoi à du réel identifiable, clairement visible, un sujet ultime de limage. La présence serait cet étrange excès de significations diffuses inscrites à même la trame de limage mais ne pouvant se résumer à la somme de ses parties. On pourra reconnaître ici le régime générique de toute image photographique, avec cette considérable différence que la notion de présence nest pas un discours réaliste ou référentiel. Il suffit de penser à certaines photographies abstraites produites par les artistes des avant-gardes historiques pour comprendre que la présence peut se passer du mode référentiel. Cela même lorsquil sagit dimages photographiques ou vidéographiques, comme dans les uvres de Manuela Marques, ayant pour sujet des scènes du quotidien. Faut-il, précisément, parler de " sujet ", alors que loin de toute anecdote, narration ou récit ces photographies et vidéos semblent tout au contraire lavoir écarté. De quoi peut-il sagir dans ce bord de lit, de quoi est-il question avec ces personnages situés dans la pénombre, quel est létat psychologique de ces visages dhommes et de femmes, tout cela nest aucunement aisé à comprendre. Par des moyens simples, parfois extrêmement réduits, la majorité des travaux de Manuela Marques possède cette capacité à dégager une présence accrue, inquiète, comme exagérément intériorisée, sans que lon sache au final en quoi consiste le sujet. Or il y a toujours un sujet, aussi infime ou insaisissable soit-il. Chez Manuela Marques, ce nest pas tant la restitution dune trace ou la captation dun morceau de réel qui importe ce que développe nécessairement toute photographie que cette présence repliée sur elle-même, mutique, qui ne se livre pas immédiatement. Présence dautant plus forte quest accentué ce regard de détachement sur les choses et les êtres. Détachement qui ne les ignore pas, mais les tient comme en marge afin de révéler leur véritable teneur. Jacinto Lageira Avec le concours
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